Il y a des romans qui racontent une histoire. Et il y a des romans qui racontent une situation. Pièces éparses appartient à la seconde catégorie – la plus rare des deux : ce n’est pas un véhicule confortable qui transporte le lecteur d’un point A à un point B, mais un corpus textuel agité de tremblements nerveux, qui entreprend de rendre perceptibles les fissures du présent — dans la vie privée comme dans l’histoire, dans le désir passionné comme dans les archives, dans le rêve comme dans la réalité la plus nue.